Jeux de team building en plein air : les conseils d’un pro de l’événementiel à La Réunion

Jeux de team building en plein air : les conseils d’un pro de l’événementiel à La Réunion

Équipe de collègues autour d'une tour de Kapla sur une plage de La Réunion lors d'un team building

Entre collègues, les jeux qui marchent le mieux ne sont pas forcément les plus sophistiqués. Un parachute géant, une tour de Kapla sur le sable, une course d’orientation dans les filaos : des idées simples, mais qui demandent un vrai savoir-faire pour fonctionner avec trente, cent ou sept cents personnes. Pour en parler, nous avons posé nos questions à Romain Capdepont, fondateur de Pull Up Événements, une agence événementielle installée au Tampon, à La Réunion, qui organise des journées de cohésion sur l’île depuis 2017. Voici ses jeux préférés, ses règles d’or et ses pièges à éviter.

Pourquoi le plein air change tout

« Dans une salle, les gens restent dans leur rôle. Dehors, le directeur enlève ses chaussures pour courir sur le sable comme tout le monde », résume Romain Capdepont. Le plein air casse les codes, oblige à bouger et crée des situations imprévues : un ballon qui part dans l’eau, une balise introuvable, une averse qui fait rire tout le monde.

Les 6 jeux de cohésion qui ne ratent jamais

Romain Capdepont a animé plus de 500 événements avec son équipe. Quand on lui demande ses valeurs sûres, la liste tombe vite :

  • La course d’orientation en équipe. Des balises cachées, une carte, des énigmes à chaque étape. Simple, mais elle oblige à se répartir les rôles : celui qui lit la carte, celui qui court, celui qui réfléchit.
  • Le parachute géant. Une toile de plusieurs mètres tenue par tout le groupe, des ballons à faire sauter ou à garder au centre. C’est le jeu qui fonctionne même avec 700 personnes, parce qu’il ne laisse personne sur le côté.
  • La tour de Kapla contre la montre. Chaque équipe reçoit le même nombre de planchettes et dix minutes. La tour la plus haute gagne, à condition de tenir debout au coup de sifflet. Le vent sur la plage ajoute un suspense redoutable.
  • Le ventriglisse. Une bâche, de l’eau, du savon, et des collègues qui se jettent dessus pour aller le plus loin possible. Le jeu le plus photographié de toutes les journées de cohésion.
  • Le seau percé. Transporter de l’eau d’un point à un autre avec un seau troué, en bouchant les trous avec les doigts de toute l’équipe. Un exercice de coopération déguisé en fou rire.
  • La murder party ou l’escape game grandeur nature. Une enquête à résoudre en équipe, avec des comédiens, des indices cachés dans le décor et un chrono. Idéal en fin de journée, quand les jambes fatiguent mais pas les cerveaux.
Équipe de collègues autour d'une tour de Kapla sur une plage de La Réunion lors d'un team building
La tour de Kapla sur la plage : dix minutes, un seul essai, et le vent comme adversaire.

La règle d’or : alterner compétition et coopération

« Une journée faite uniquement d’épreuves chronométrées, ça crée des tensions. Une journée faite uniquement d’ateliers calmes, ça endort », explique le fondateur de Pull Up Événements. Sa recette : une matinée d’olympiades où les équipes s’affrontent, un déjeuner long et partagé, puis une activité de l’après-midi où tout le monde construit quelque chose ensemble, comme une fresque collective ou un grand jeu coopératif.

Autre principe : mélanger les services, les anciens avec les nouveaux. C’est là que les jeux révèlent des talents que personne ne soupçonnait au bureau.

Les pièges à éviter quand on organise soi-même

Beaucoup d’entreprises tentent d’organiser leur journée en interne. C’est possible pour quinze personnes. Au-delà, Romain Capdepont liste les erreurs qu’il voit le plus souvent :

  • Des jeux trop physiques qui excluent une partie des collègues. Un bon programme prévoit toujours une version accessible de chaque épreuve.
  • Pas de plan de repli en cas de pluie. Un kiosque, un chapiteau ou une salle à proximité doivent être réservés dès le départ.
  • Un seul animateur pour cent personnes. Comptez un animateur pour quinze à vingt participants, sinon les temps morts s’installent.
  • Oublier l’autorisation d’occupation de l’espace public. Une plage ou un parc se réservent auprès de la mairie, parfois plusieurs mois à l’avance.

Ce que fait une agence spécialisée, concrètement

Faire appel à des professionnels, c’est déléguer tout ce qui ne se voit pas : le repérage du site, le matériel (parachutes, structures gonflables, sonorisation, arcs, bâches), les animateurs formés, les autorisations, le traiteur et le timing à la minute. Pull Up Événements, par exemple, conçoit ses épreuves en interne et les anime avec sa propre équipe, ce qui lui permet d’adapter chaque jeu au groupe : un team building à La Réunion pour dix personnes n’a rien à voir avec une journée de cohésion pour 700 agents d’un centre d’action sociale, et pourtant les deux se préparent avec le même soin.

L’agence ne se limite pas aux jeux de plein air : séminaires d’entreprise, soirées, arbres de Noël avec animations pour les enfants, animations commerciales en galerie marchande, hôtesses d’accueil et captations vidéo pour garder un souvenir de la journée. Pour une entreprise de métropole qui envisage un séminaire d’entreprise à La Réunion, c’est un interlocuteur unique qui connaît les lieux, les traiteurs et les contraintes de l’île.

Dernier conseil de Romain Capdepont : un nom et une couleur par équipe, un classement affiché en direct et un vrai moment de clôture avec photo de groupe. Entre amis le week-end ou entre collègues, le principe reste le même : des règles simples, un terrain qui inspire et des gens qui oublient un instant leur fonction. Le reste, c’est de l’organisation. Et ça, les pros savent faire.

Facebook
Twitter
LinkedIn